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Après le départ des enfants, nous rejoignons Le Marin le 14 mars pour refaire le plein d’eau et de vivres, et nous avons l’heureuse surprise d’y retrouver nos amis de Caprice à Deux qui ont
renoncé à remonter vers la Guadeloupe, Patrick n’étant pas complètement remis de ses soucis de santé. Nous faisons la connaissance de Gilles et Françoise, sur Arcane, un GIBSEA 37
immatriculé à Douarnenez. Avec ces « copains bateaux » nous passons de très bons moments aux mouillages du Marin et de Sainte Anne.
Je profite de cette période en Martinique pour essayer de venir à bout d’une douleur sciatique, consécutive à un lumbago « attrapé » lors d’une manœuvre en décembre. Mais malgré un
traitement d’anti inflammatoires et une infiltration faite par un rhumato rien n’y fait. Un examen IRM met en évidence une hernie discale comprimant le nerf sciatique. Mais compte tenu du
programme, il faudra attendre le retour en métropole pour traiter!!!
La sortie du bateau au chantier de Grenade a été fixée au 19 avril, donc nous décidons d’entamer la descente le 31 mars, afin de pouvoir flaner en route.
La première escale est bien sûr Rodney bay, à Sainte Lucie. Nos amis de Caprice à Deux nous accompagnent et nous profitons du plaisir de leur compagnie jusqu’au 02 avril, nous mettons alors cap
au sud, tandis qu’ils remontent en Martinique.
Après une escale au merveilleux site des Deux pitons, nous poursuivons vers Béquia, passant cette fois au vent de Saint Vincent. La côte Est de cette île est sauvage, n’offrant
d’abris que pour des barques de pêcheurs. Mais elle est poissonneuse et nous pêchons deux barracudas de 80 centimètres, nous en relâchons un qui ne demande pas son reste, et nous nous régalons de
l’autre qui nous assure trois repas.
Le 4 avril nous quittons Béquia et cabotons tranquillement en passant par Canouan, les Tobago Cays, et Union, pour rejoindre Tyrrel bay à Carriacou le 7 avril. Aux Tobago Cays nous croisons Luc et Martine sur Tarpon, puis nous retrouvons Gilles et Françoise sur Arcane à Tyrrel bay. Eux aussi sont en transit vers Grenade pour y laisser le bateau afin de rentrer en France.
Carriacou est une de nos escales préférées, et nous y passons quatre jours de tranquillité, avant de poursuivre sur Saint Georges, capitale de Grenade, le 11 avril. Là nous nous assurons
auprès de l’agence de voyage que tout est clair pour notre retour par la compagnie American airlines, et en particulier pour notre escale à Miami,
Le 13 avril nous rejoignons Prickly bay. Comme à chaque fois que nous devons sortir le bateau, nous effectuons toutes les opérations de désarmement qu’il est possible de faire au mouillage de
manière à limiter le séjour à terre, où nous allons souffrir de la chaleur et des moustiques. Les voiles sont dégréées et rangées, les moteurs et le groupe sont vidangés, le bateau est briqué de
fond en comble…
Le 19 avril en milieu d’après-midi nous sortons le bateau par le travel lift. L’opération se passe très bien, l’équipe du chantier est bien rodée, et nous sommes bientôt posés sur les cales.
Les jours suivants nous effectuons les dernières opérations de désarmement: rinçage et stockage des moteurs, nettoyage des coques, démontage et rangement de l’annexe et de tout ce qui pourrait souffrir en cas de fort vent. C’est une course stressante contre la montre, car on a toujours peur d’oublier quelque chose.
Finalement, le samedi 24 avril c’est avec soulagement, mais également un gros pincement au cœur, que nous fermons la porte de notre bateau qui a été notre lieu de vie pendant plus de cinq mois, entassant nos bagages dans le taxi qui nous conduit à l’aéroport.
Plus tard nous apprenons que Luc et Martine ont laissé leur bateau côte à côte avec le notre, avant de rentrer eux aussi en France pour la belle saison.
Le voyage se déroule sans incident, et nous sommes gentiment accueillis à Paris par Agnès et Dominique, des amis très chers qui nous hébergent le temps de décompresser.
Le lendemain ils nous déposent à Montparnasse et quelques heures plus tard nous retrouvons les joies de la famille et notre petit coin de Bretagne au Pays des Abers au pied du phare de l’Ile Vierge.
Nous voilà terriens pour quelques mois…..Il va falloir nous réhabituer à dormir dans un lit qui ne bouge pas et au silence ouaté de la nuit, alors que nous étions habitués à veiller les mouvements et les bruits de la mer et du bateau qui nous renseignaient en permanence sur notre environnement et notre sécurité….
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