Samedi 26 décembre 2009
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Fuyant la grisaille de l’automne breton, nous avons rejoint la Martinique le 19 novembre comme prévu. Et le 23 novembre , après quelques journées de dur labeur, nous avons le plaisir de remettre le
bateau à l’eau et de retrouver le mouillage du Marin. Là nous poursuivons la remise en condition du bateau et de ses équipements . Dans l’ensemble tout s’est bien passé, hormis la panne d’un
contacteur de démarrage d’un moteur ayant nécessité son remplacement et une fuite sur le chauffe-eau. Cette fuite sur le serpentin interne à la cuve du chauffe-eau n’était pas réparable, et
j’ai tout simplement débarqué cet élément de confort dont on peut se passer sous les tropiques.
Enfin, après un week-end réparateur à Sainte Anne, où nous avons retrouvé les « bateaux copains » Kalika et Tarpon, nous sommes fin prêts le 01 décembre pour accueillir les cousins
Thérèse et Alain Vinet qui embarquent avec nous pour deux semaines.
Pour ne pas les cueillir à froid ( fatigue du voyage, décalage horaire et différence de température…), nous démarrons doucement par une visite du grand sud de l’île, de la plage des Salines, de
Sainte Luce et de Sainte Anne.
Ensuite nous mettons le cap sur Saint Lucie. A Rodney Bay nous assistons à l’arrivée des premiers bateaux de l’ARC, course croisière anglaise transatlantique, qui amène chaque année près de 250
bateaux des Canaries à Sainte Lucie. On y trouve aussi bien des voiliers de 25 mètres menés par des équipages aguerris qui luttent pour la première place, que des croiseurs de 12 mètres dont les
propriétaires sont sur un programme de tour de l’Atlantique et profitent des avantages de cette organisation ( cela a un coût!).
Nous visitons Castries, la capitale, et assistons à la fameuse fête « friday night » du village de pêcheurs de Gros Ilet, où nous assisterons également à une messe interminable de
deux heures en anglais!
Nous poursuivons au sud et passons deux jours dans le parc marin, successivement au mouillage des Deux Pitons et de la Soufrière, à toucher les patates de corail où nous pouvons voir quelques
belles espèces de poissons tropicaux. Nous visitons le magnifique parc de la plantation Jalousy (hôtel très étoilé), le cratère du volcan, le jardin botanique et nous nous baignons dans les eaux
chaudes sulfureuses au pied du volcan.
Le village de la Soufrière est typique, dépaysement assuré et accueil très cordial, bien que la présence des touristes ait, là aussi, développé une certaine cupidité. Il faut dire que Sainte Lucie
accueille régulièrement des paquebots qui déversent leurs cargaisons de croisiéristes pour quelques heures, il ne faut donc pas rater cette manne financière!
Le lendemain nous faisons escale à Marigot Bay, où une marina bien agencée accueille une société de location de voiliers et de nombreux bateaux qui y séjournent pour la saison cyclonique.
De là nous rejoignons Rodney Bay où nous avons nos habitudes et retrouvons notre vendeur préféré de fruits et légumes, qui se déplace sur sa célèbre annexe arborant de multiples pavillons
nationaux.
Mais les jours passent vite, et, sous des conditions météo un peu musclées comme souvent dans les canaux qui séparent les îles (25 nœuds de vent et 2,50 mètres de houle), nous partons le 10
décembre pour les Anses d’Arlets, au sud ouest de la Martinique. Une fois encore nous apprécions la tranquillité de ce beau mouillage préservé, où nous pouvons voir quelques
coraux et poissons tropicaux et où de nombreuses tortues ont élu domicile, visiblement pas perturbées par les bateaux qu’elles approchent à quelques mètres.
Il reste peu de temps à Thérèse et Alain pour découvrir l’île, alors nous sélectionnons ce qui ne sera qu’un aperçu, mais les incitera peut-être à revenir.
Après l’extrémité sud ouest de l’île et une vue sur le célèbre rocher du Diamant, nous faisons une incursion sur la côte est. Les paysages sont très différents sur cette côte battue par les
vents et on devine la barrière de corail qui casse la houle venue de l’autre côté de l’Atlantique. Les champs de canne à sucre se succèdent et nous visitons la plantation Clément,
véritable jardin botanique, dont le domaine évoque si bien toute l’histoire de la canne à sucre et du rhum, mais également la vie de la Martinique et quelques moments historiques forts.
Sur la côte nord-ouest, nous visitons Saint Pierre, où demeurent encore quelques traces de la terrible éruption de la Montagne Pelée qui ravagea la ville en 1902. Nous rejoignons Morne Rouge, au
plus près de cette montagne, dont nous n’apercevrons cependant pas le sommet, noyé dans les nuages. De là nous empruntons une belle route de montagne qui nous ramène sur Fort de France.
Mais déjà le séjour de nos hôtes touche à sa fin, et après une visite du centre ville de Fort de France, nous les accompagnons le 16 décembre à l’aéroport du Lamentin, inquiets du choc thermique
qui les attend à Paris où l’hiver se fait sentir!