Samedi 27 février 2010
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C’est l’annonce d’une forte houle de nord qui nous pousse à quitter Grenade et remonter à Carriacou le 26 janvier, en compagnie de Caprice à deux, laissant derrière nous Jelize qui a d’autres
projets.
Le mouillage de Tyrrel Bay est très abrité, et nous y resterons plusieurs jours, en attente d’une amélioration de la météo. Nous avons tout le temps d’explore l’est de l’île. Cette côte, battue par
le vent, est à l’écart du tourisme et conserve son authenticité.
Cette escale est fertile en rencontres. Je fais la connaissance d’un français, ancien manœuvrier de la marine nationale (cela ne s’invente pas) qui tient un « atelier bateau ». J’en
profite pour lui faire confectionner une pièce en inox, destinée à renforcer la fixation d’un panneau de coffre. Nous faisons également la connaissance d’un équipage de Camaret sur Mer, amis d’un
autre couple de navigateurs camarétois que nous devions retrouver au Vénézuela!!!
Le 31 janvier nous quittons Carriacou et rejoignons Bequia, après une navigation un peu « musclée », mais sans souci. La mer est encore bien formée, et le vent est établi à vingt
cinq nœuds. Le surlendemain, nous rallions directement Rodney Bay, à Sainte Lucie, soit 70 nautiques à la moyenne de 7,5 nœuds. Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas parcouru une telle
distance d’une traite, car les îles sont proches les unes des autres, ce qui nous permet de choisir des étapes courtes.
Enfin, après trois jours à ce mouillage très agréable, nous rejoignons la Martinique, le 5 février. Nous profitons des facilités du Marin pour reconditionner le bateau, et de la quiétude de Sainte
Anne où nous retrouvons des « copains bateaux » avec qui nous passons de très bons moments.
Nous assistons aux festivités du carnaval qui se déroulent sur quatre jours. Une foule excitée envahit le village si calme habituellement. Le moment fort est la grande parade du Sud de la
Martinique qui, cette année, se déroule à Sainte Anne. Le défilé de chars, groupes de musique et danseurs dure plus de trois heures, mêlant petits et grands dans une même liesse. Nous sommes
surpris de voir que pendant toute cette période l’activité est ralentie, voire complètement arrêtée dans certains secteurs.
Puis la vie reprend son cours et le 22 février nous revenons au Marin, en prévision de l’arrivée des enfants.