Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 23:04

Le 13 avril, à notre arrivée en Martinique, nous retrouvons "les Kalika" qui se préparent pour la Transat retour vers le Touquet. Nous profitons de ces derniers jours avec eux, évoquant les expériences vécues depuis notre rencontre à Caiscais, au Portugal, en octobre 2007, sur notre transit vers les Canaries, puis les Antilles. Nous retrouvons quelques autres "bateaux copains", dont plusieurs font partie depuis plusieurs années de cette tribu très cosmopolite des navigateurs au long cours.

 

Nous profitons des facilités et des services du port de plaisance du Marin pour régler quelques soucis techniques, faute d'avoir trouvé certaines pièces ou consommables auprès des ships de Grenade, de Bequia et de Sainte Lucie.

Nous poursuivons la découverte de l'île, alternant les sentiers de randonnée du bord de mer et ceux des vallées luxuriantes qui permettent d'accéder aux cascades.

 

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Randonnée dans la vallée Didier, Martinique

 

Le 9 mai nous quittons le Marin pour la Dominique, que nous n'avons pas revue depuis 2009. Les alizés commencent à mollir, permettant à la houle de se faire sentir sous le vent des îles, rendant inconfortables les mouillages des Anses d'Arlets, de Saint Pierre et de Roseau.

 

Du 12 au 24 mai nous sommes en Dominique, partageant notre temps entre Roseau et Porstmouth. Nous découvrons des sentiers de randonnée, mis en place avec le concours de l'Union Européenne et du Conseil Général de la Martinique. L'île est magnifique, la végétation est très riche, les cours d'eau sont innombrables (l'office du tourisme parle de 365 rivières!), ponctués de nombreuses cascades. Nous découvrons ou redécouvrons la baie de Soufrière, la Rivière Indienne, les sources sulfureuses, les cascades de Trafalgar avec ses bassins d'eau chaude et eau froide.... 

 

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Mouillage de Portsmouth, La Dominique

 

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Village de La soufrière, La Dominique

 

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Baie de la Soufrière, La Dominique

 

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Restaurant local, La Soufrière

 

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De nombreux chemins de randonnée sont en cours d 'aménagement à La Dominique

 

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Promenade en pirogue sur la rivière indienne, La Dominique

 

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Cascade de Trafalgar, La Dominique

 

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Bain chaud à la cascade Trafalgar, La Dominique

 

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Source sulfureuse, Trafalgar, La Dominique

 

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Un jeune cabri et sa maman au bord de la route

 

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Un bel iguane de 50 centimètres, La Dominique

 

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Achat d'oranges, La Dominique

 

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Randonnée près de la cascade Syndicate, La Dominique

 

Lors de notre départ de La Dominique, le vent est très faible et les conditions sont favorables à un retour par la côte Est (ou côte au vent) de la Martinique. Cette côte est peu fréquentée par les plaisanciers, à la fois en raison des conditions de mer qui y règnent lorsque les alizés sont installés et de l'attention soutenue que nécessite le chenalage entre les patates de corail.

Nous rallions tout d'abord La Trinité, seule escale sur cette côte où l'on puisse faire la clearance.

Le lendemain nous contournons la presqu'île de la Caravelle jusqu'à la Baie du Trésor. Au coeur d'une réserve naturelle, ce beau mouillage n'est autorisé que de jour, on y trouve quelques patates de corail qui abritent de nombreux poissons peu farouches. 

Nous découvrons ensuite la baie du Robert qui regorge d'abris, puis le hâvre du Robert et le cul de sac de Frégate, d'où nous partons en excursion vers les célèbres fonds blancs et la baignoire de Joséphine.

A partir du 28 mai, nous sommes au mouillage de Sainte Anne, goûtant au plaisir du farniente et des rencontres de mouillage.

 

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Découpe et vente d'un espadon au retour de la pêche à Sainte Anne, Martinique

 

Le 8 juin nous nous présentons devant le chantier Carénantilles au Marin, et quelques minutes plus tard le chariot sort le bateau de l'eau et le dépose sur le parking où il passera la saison cyclonique. Comme chaque année les opérations de "stockage" s'enchaînent (passage du karcher, rinçage des moteurs, nettoyage et rangement général...), sous une chaleur torride qui nous fait regretter la douceur des mouillages.

 

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Arrière du bateau dans les palmiers, au sec au chantier du Marin, Martinique

 

Enfin prêts, nous bouclons nos valises et partons vers l'aéroport le 13 juin, pour un vol sans histoire vers la Bretagne où nous posons sac à terre pour quelques mois.

Par evelyne
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 19:05

Nous devions repartir naviguer aux Antilles en novembre 2010, mais notre calendrier a été bousculé, et c'est finalement le 14 mars 2011 que nous quittons la Bretagne.

Une fois encore, il se vérifiera que "l'avion est un moyen rapide pour gens peu pressés", car notre voyage vers Grenade durera 4 jours. Ryan Air ayant supprimé ses vols au départ de Brest, nous devons nous reconfigurer en prenant un vol au départ de Dinard, et les disponibiltés nous imposent de passer deux nuits à Londres. Nous en profiterons pour faire un peu de tourisme, goûtant au plaisir de flaner dans cette ville si traditionnelle et moderne à la fois.

Le vol vers Miami se déroule parfaitement, et nous nous posons pile à l'heure de l'autre côté de l'Atlantique. Hélas, un problème technique sur la passerelle de débarquement nous bloque une heure trente dans l'avion, et nous ratons notre correspondance pour Grenade. Très efficace, la compagnie American Airlines nous héberge au Sofitel et nous reprogramme sur un vol du lendemain. Ce vol passe par Porto Rico, et ce n'est que le 17 au soir que nous nous posons enfin à Grenade.

 

 

Cette fois, pour nous garantir des nuits fraîches et éviter les agressions des moustiques,  nous avons loué un appartement jusqu'à la mise à l'eau du bateau.  Ainsi nous récupérons rapidement du décalage horaire et attaquons dans de bonnes conditions l'étape importante de réappropriation et de préparation du bateau, ponctuée de moments de plaisir et de poussées d'adrénaline. Au chantier nous retrouvons Luc et Martine qui achèvent leur saison de navigation et viennent de mettre au sec Tarpon, leur Bahia, avant de rentrer à la Turballe. Nous passons d'excellents moments, regrettant que cette année nous n'ayons pas le même calendrier.

 

C'est avec plaisir que nous remettons le bateau à l'eau le 23 mars, poursuivant la remise en condition aux mouillages de Prickly Bay puis de Saint Georges, tout en redécouvrant les plaisirs de Grenade et la gentillesse de sa population.

 

Le 27 mars nous mettons cap au nord vers la Martinique, enchaînant des escales bien connues mais toujours aussi agréables. Nous revoyons ainsi Carriacou, Union, Petit Saint Vincent, les Tobago Cays, Canouan, Bequia, les Deux Pitons, et Rodney Bay.  Nous faisons escale pour la première fois sur l'île de Saint Vincent, où, hormis une brève halte à Kingstown pour la clearance en 2008, nous ne nous étions jamais arrêtés en raison de sa triste réputation d'insécurité et des agressions commises à l'encontre de plaisanciers. Cette fois, sur des informations rassurantes recoupées auprès de plusieurs skippers, nous avons fait une escale très agréable à Cumberland, nous y avons fait une excursion qui nous a permis de découvrir une île à la végétation luxuriante et de très belles cascades.

Nous avons retrouvé les températures tropicales de l'air et de l'eau, la tiédeur des alizés, les plongées en compagnie des poissons et des tortues, et surtout la douceur de vivre caractéristique des Antilles. 

Le 13 avril nous avons rejoint Sainte Anne en Martinique.

 

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Les Tobago Cays

 

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Ile Petit saint Vincent

 

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Mouillage à Petit Saint Vincent

 

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Cascade sur l'île de saint Vincent

 

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Mouillage de Cumberland à Saint Vincent

 

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Pont de singe île de Saint Vincent

Par evelyne
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 11:39


Après le départ des enfants, nous  rejoignons Le Marin le 14 mars pour refaire le plein d’eau et de vivres, et nous avons l’heureuse surprise d’y retrouver nos amis de Caprice à Deux qui ont renoncé à remonter vers la Guadeloupe, Patrick n’étant pas complètement remis de ses soucis de santé.  Nous faisons la connaissance de Gilles et Françoise, sur Arcane, un GIBSEA 37 immatriculé à Douarnenez. Avec ces « copains bateaux » nous passons de très bons moments aux mouillages du Marin et de Sainte Anne.


Je profite de cette période en Martinique pour essayer de venir à bout d’une douleur sciatique, consécutive à un lumbago « attrapé » lors d’une manœuvre en décembre. Mais malgré un traitement d’anti inflammatoires et une infiltration faite par un rhumato rien n’y fait. Un examen IRM met en évidence une hernie discale comprimant le nerf sciatique. Mais compte tenu du programme, il faudra attendre le retour en métropole pour traiter!!!

La sortie du bateau au chantier de Grenade a été fixée au 19 avril, donc nous décidons d’entamer la descente le 31 mars, afin de pouvoir flaner en route.
La première escale est bien sûr Rodney bay, à Sainte Lucie. Nos amis de Caprice à Deux nous accompagnent et nous profitons du plaisir de leur compagnie jusqu’au 02 avril, nous mettons alors cap au sud, tandis qu’ils remontent en Martinique.

Après une escale  au merveilleux site des Deux pitons, nous poursuivons  vers Béquia, passant cette fois au vent de Saint Vincent. La côte Est de cette île est sauvage, n’offrant d’abris que pour des barques de pêcheurs. Mais elle est poissonneuse et nous pêchons deux barracudas de 80 centimètres, nous en relâchons un qui ne demande pas son reste, et nous nous régalons de l’autre qui nous assure trois repas.

 

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Le 4 avril nous quittons Béquia et  cabotons tranquillement en passant par Canouan, les Tobago Cays, et Union, pour rejoindre Tyrrel bay à Carriacou le 7 avril. Aux Tobago Cays nous croisons Luc et Martine sur Tarpon, puis  nous retrouvons Gilles et Françoise sur Arcane à Tyrrel bay. Eux aussi sont en transit vers Grenade pour y laisser le bateau afin de rentrer en France.

 

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Carriacou est une de nos escales préférées, et nous y passons quatre jours de  tranquillité, avant de poursuivre sur Saint Georges, capitale de Grenade, le 11 avril. Là nous nous assurons auprès de l’agence de voyage que tout est clair pour notre retour par la compagnie American airlines, et en particulier pour notre escale à Miami, 

Le 13 avril nous rejoignons Prickly bay. Comme à chaque fois que nous devons sortir le bateau, nous effectuons toutes les opérations de désarmement qu’il est possible de faire au mouillage de manière à limiter le séjour à terre, où nous allons souffrir de la chaleur et des moustiques. Les voiles sont dégréées et rangées, les moteurs et le groupe sont vidangés, le bateau est briqué de fond en comble…

 

Le 19 avril en milieu d’après-midi nous sortons le bateau par le travel lift. L’opération se passe très bien, l’équipe du chantier est bien rodée, et nous sommes bientôt posés sur les cales.

 

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Les jours suivants nous effectuons les dernières opérations de désarmement: rinçage et stockage des moteurs, nettoyage des coques, démontage et rangement de l’annexe et de tout ce qui pourrait souffrir en cas de fort vent. C’est une course stressante contre la montre, car on a toujours peur d’oublier quelque chose.

 

Finalement, le samedi 24 avril c’est avec soulagement, mais également un gros pincement au cœur, que nous fermons la porte de notre bateau qui a été notre lieu de vie pendant plus de cinq mois, entassant nos bagages dans le taxi qui nous conduit à l’aéroport.

Plus tard nous apprenons que Luc et Martine ont laissé leur bateau côte à côte avec le notre, avant de rentrer eux aussi en France pour la belle saison.

 

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Le voyage se déroule sans incident, et nous sommes gentiment accueillis à Paris par Agnès et Dominique, des amis très chers qui nous hébergent le temps de décompresser.

 

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Le lendemain ils nous déposent à Montparnasse et quelques heures plus tard nous retrouvons les joies de la famille et notre petit coin de Bretagne au Pays des Abers au pied du phare de l’Ile Vierge.

 

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Nous voilà terriens pour quelques mois…..Il va falloir nous réhabituer à dormir dans un lit qui ne bouge pas et au silence ouaté de la nuit, alors que nous étions habitués à veiller les mouvements et les bruits de la mer et du bateau qui nous renseignaient en permanence sur notre environnement et notre sécurité….

Par evelyne
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 23:17
La dernière fois que nous avions pu réunir les enfants et « pièces rapportées » à bord, c’était en août 2007 en baie de Douarnenez, quelques semaines avant d’entamer la Transat. Depuis, chacun nous avait rejoint aux Antilles en fonction de sa disponibilité. Cette fois, nous avons la chance de pouvoir les accueillir tous ensemble, hormis Thibault retenu par son travail à Nantes.

Le 24 février Amandine ouvre la marche, et dès le lendemain nous mettons le cap sur Sainte Lucie où nous lui ferons découvrir les magnifiques paysages des Deux Pitons et le calme du village de la Soufrière. Elle apprécie le plaisir de se baigner dans les eaux chaudes et sulfureuses au pied du volcan, ainsi que l’ambiance colorée et la musique de la « Friday night » au village de Gros Ilet.

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Le 27 février nous revenons en Martinique au mouillage du Marin , après une courte escale-baignade à Sainte Anne. Nous partons découvrir le site de la rivière blanche, près de Saint Joseph. Quel plaisir de se baigner dans cette eau  rafraîchissante et de lézarder sur les rochers au soleil, quand il fait trente degrés à l’ombre!

Le dimanche 28 février nous accueillons Aurélien, Malika, Eole, Myrtille et Philippe. Chacun retrouve sa cabine à bord, et le lendemain nous rejoignons Sainte Anne et les plaisirs de la baignade et du farniente. En fin d’après-midi nous mettons le cap vers les Iles Grenadines. Les quarts de nuit s’organisent, la navigation  est très agréable sous un magnifique clair de lune, avec un vent favorable et une mer calme.

Le 02 mars nous arrivons à Bequia, la plus au nord des îles Grenadines rattachées à Saint Vincent. Nous enchaînons ensuite les navigations de quelques heures et de  courtes escales  jusqu’au 06 mars en fin d’après-midi, puis nous remontons de nuit en Martinique où nous arrivons aux Anses d’Arlets le 07 mars au matin.

Chaque île a ses particularités et nous retiendrons :
- l’exotisme, la plage et une délicieuse langouste pour Bequia,
- la beauté de l’île et le luxe des villas pour Moustique,
- la richesse des fonds et de la faune sous-marine, pour les Tobago Cays où l’on a pu nager parmi les tortues ,
- la vie trépidante et les couleurs du marché aux fruits et légumes pour Union,
- la belle plage de Salt Whistle bay pour Mayreau.

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Nous rejoignons ensuite le mouillage de la Pointe du bout, aux trois Ilets, dans la baie de Fort de France. Les vacances se terminent déjà pour Amandine que nous accompagnons le 8 mars à l’aéroport après une journée de découverte de la côte nord-ouest  et de la belle route des Traces.

Les jours suivants, Aurélien, Malika, Myrtille et Philippe louent une voiture et sillonnent la Martinique, enchaînant les randonnées, le canyoning, et ….bien sûr….la visite d’une rhumerie!

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Pour notre part, nous profitons de bons moments avec Eole, de plus en plus à l’aise dans l’eau et heureux de pouvoir voir les poissons avec son masque. Il barre l’annexe comme un grand, même s’il faut que je le freine pour qu’il ne mette pas les gaz à fond dès qu’il le peut.

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Mais, le temps passe très vite et tout ce petit monde doit reprendre le chemin de l’aéroport le samedi 13 mars, troquant le maillot de bain contre les polaires afin d’affronter l’hiver toujours bien présent en métropole.

Par evelyne
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 21:56
C’est l’annonce d’une forte houle de nord qui nous pousse à quitter Grenade et remonter à Carriacou le 26 janvier, en compagnie de Caprice à deux, laissant derrière nous Jelize qui a d’autres projets.
Le mouillage de Tyrrel Bay est très abrité, et nous y resterons plusieurs jours, en attente d’une amélioration de la météo. Nous avons tout le temps d’explore l’est de l’île. Cette côte, battue par le vent, est à l’écart du tourisme et conserve son authenticité.

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Cette escale est fertile en rencontres. Je fais la connaissance d’un français, ancien manœuvrier de la marine nationale (cela ne s’invente pas) qui tient un « atelier bateau ». J’en profite pour lui faire confectionner une pièce en inox, destinée à renforcer la fixation d’un panneau de coffre. Nous faisons également la connaissance d’un équipage de Camaret sur Mer, amis d’un autre couple de navigateurs camarétois que nous devions retrouver au Vénézuela!!!

Le 31 janvier nous quittons Carriacou et rejoignons Bequia, après une navigation  un peu « musclée », mais sans souci. La mer est encore bien formée, et le vent est établi à vingt cinq nœuds. Le surlendemain, nous rallions directement Rodney Bay, à Sainte Lucie, soit 70 nautiques à la moyenne de 7,5 nœuds. Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas parcouru une telle distance d’une traite, car les îles sont proches les unes des autres, ce qui nous permet de choisir des étapes courtes.

Enfin, après trois jours à ce mouillage très agréable, nous rejoignons la Martinique, le 5 février. Nous profitons des facilités du Marin pour reconditionner le bateau, et de la quiétude de Sainte Anne où nous retrouvons des « copains bateaux » avec qui nous passons de très bons moments.
Nous assistons aux festivités du carnaval qui se déroulent sur quatre jours. Une foule excitée envahit le village si calme habituellement. Le moment fort est la grande parade du Sud de la Martinique qui, cette année, se déroule à Sainte Anne. Le défilé de chars, groupes de musique et danseurs dure plus de trois heures, mêlant petits et grands dans une même liesse. Nous sommes surpris de voir que pendant toute cette période l’activité est ralentie, voire complètement arrêtée dans certains secteurs.

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Puis la vie reprend son cours et le 22 février nous revenons au Marin, en prévision de l’arrivée des enfants.
Par evelyne
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 21:31
Le mouillage de Saint Georges permet de découvrir la capitale et de partir visiter l’île, grâce aux nombreuses lignes de transport en commun. Le centre ville est très animé, en particulier lors des escales des paquebots de croisière (deux ou trois en simultané certains jours).


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Grenade a favorisé le développement du tourisme sous toutes ses formes depuis une vingtaine d’années, au détriment des différents secteurs de l’agriculture (muscade, bananiers, cocotiers…) lourdement touchés lors des cyclones dévastateurs de 2005.
Ainsi les plantations de muscade ont été dévastées à quatre vingt pour cent, et la production remonte tout doucement, car il faut environ dix années pour que les arbres plantés après cette catastrophe donnent à plein. Nous avons visité l’usine de préparation et de conditionnement de cette épice avant son exportation. Les différentes opérations, séchage, éboguage, tri, nettoyage et ensachage sont  effectuées à la main La majeure partie de la production est acheminée par container à Rotterdam, pour être ventilée en Europe.

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Nous retrouvons Marco, sur Papagayo, Depuis notre dernière rencontre au Marin en juin 2009, il a passé beaucoup de temps à Grenade où il apprécie l’accueil et la gentillesse de la population. Il est heureux de nous servir de guide au marché.

Le 16 janvier, nous poursuivons encore un peu au sud, jusqu’à la baie de Prickly, ultime escale avant de rejoindre le Vénézuela ou Trinidad pour les bateaux qui quittent les Antilles. Mais pour nous la décision est prise, compte tenu des dernières informations recueillies auprès des équipages en provenance du Vénézuela, nous renonçons, pour cette année au moins, à aller découvrir ce pays où la sécurité des plaisanciers n’est pas garantie. Cela change les projets des enfants également, car ils devaient nous y rejoindre. Nous décidons de remonter  en Martinique, d’où nous pourrons rayonner vers Sainte Lucie, les Grenadines et la Dominique.

Nous sommes bientôt rejoints par Jelize. Ensemble, nous poursuivons notre exploration de Grenade. Une incursion au centre de l’île nous permet de découvrir une végétation luxuriante et quelques cascades qui alimentent de petits bassins où nous profitons d’une baignade rafraîchissante.

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Nous nous rendons à Gouyave, village de pêcheurs sur la côte ouest, où chaque vendredi  soir l’on peut manger poissons et langoustes dans une rue, où s’installent pour l’occasion de nombreux « restaurants- barbecue », dans une ambiance sonore très « caribéenne ».

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Prickly bay est un vaste mouillage qui abrite une petite marina et un chantier à sec. Ce chantier a bonne réputation et nous nous décidons à y réserver une place pour le bateau, à compter du 20 avril.

Cette formalité réglée, nous allons explorer les mouillages de l’extrême sud de l’île. Presque tous sont exposés à la houle lorsque le vent souffle du sud-est, ce qui est le cas lors de notre séjour, et nous nous faisons secouer , en particulier lors de nos trajets en annexe. Mais cela n’enlève rien à notre plaisir de découverte.

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Par evelyne
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 02:39
Du 3 au 5 janvier nous avons découvert Canouan, où nous avons fait la connaissance des équipages de deux bateaux français, Jelize et Caprice à deux. C’est là qu’a commencé une navigation en convoi qui durera plusieurs semaines, pour notre plus grand plaisir.
Malgré la présence d’un bel hôtel et d’une base de soutien de la société Moorings, cette île est restée à l’écart des grands circuits des bateaux de location, et le tourisme ne s’y est pas développé. Les pêcheurs proposent des langoustes à des tarifs défiant toute concurrence.


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Le 5 janvier, à Mayreau, nous avons fait une promenade dans le village, jusqu’à l’église d’où nous bénéficions d’un magnifique point de vue sur les Tobagos Cays. Nous avons pris un pot dans le mythique bar rasta bien connu des navigateurs.

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Mais c’est sans doute Union qui demeure la plus typique des Grenadines, avec ses maisons colorées, ses boutiques  bien achalandées, y compris en produits français, car de nombreux migrateurs de nos compatriotes se sont installés là, pour beaucoup au terme d’une navigation au long cours. Le seul point noir de cette escale est le manque de confort de son mouillage, largement exposé aux alizés, qui lèvent un clapot désagréable, malgré l’abri relatif que procure la barrière de corail. Pendant ces deux jours nous étions mieux à terre qu’à bord!

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Nous avons quitté nos « bateaux copains » le 8 janvier, car ils voulaient aller aux Tobagos Cays, et nous avons rallié Carriacou, au mouillage de Tyrrel Bay. Cette île fait partie des Grenadines, mais est rattachée à Grenade. La vie y est paisible. Il y a beaucoup moins de bateaux de location que dans les autres Grenadines, car on s’éloigne encore de la Martinique, principale base de départ de ces bateaux. Nous serons bientôt rejoints par Caprice à deux, et nous descendrons ensemble sur Grenade le 13 janvier.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 21:55
Nous sommes restés quelques jours encore au mouillage de grande Anse d’Arlets avant de rejoindre Le Marin. Là nous avons effectué un ravitaillement complet (nourriture, eau, gazole, essence, gaz), en prévision de notre descente vers le sud des Antilles. Pour l'instant notre destination est Grenade, et nous y  déciderons si nous poursuivons vers le Vénézuela.

Le 24 décembre nous quittons le marin pour le mouillage de Sainte Anne, où nous assistons à une crèche de Noël vivante, à laquelle les feuilles de palmiers donnent une touche tropicale. La ferveur des participants était bien réelle et la sainte famille, les anges, l’âne et le bœuf ont émerveillé petits et grands. Plus tard, nous n’avons malheureusement pas pu entrer dans l’église pour la messe de Noël, cette belle église étant bien trop petite pour accueillir tous les fidèles. Beaucoup ont, comme nous,  écouté la messe depuis la place qui s’ouvre vers la mer. Nous avons eu une pensée émue pour nos proches, car cette fête est avant tout une fête de famille.

Le 26 décembre nous avons rejoint Sainte Lucie, et après deux escales agréables à Rodney Bay et aux Deux Pitons, le 29 nous avons mis le cap sur les îles Grenadines. Nous avons rallié directement Bequia, en évitant Saint Vincent où nous avions regretté de nous être arrêtés pour faire les formalités d’entrée en 2008, tant l’accueil avait été désagréable.
Nous avons pris notre temps pour visiter l’île, et profité d’un magnifique feu d’artifice donné sur la baie lors du passage au nouvel an. C’est sans doute ce feu d’artifice qui explique le nombre incroyable de bateaux qui emplissaient la baie, car dès le lendemain le mouillage s’est vidé.


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Par evelyne
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 23:51
Fuyant la grisaille de l’automne breton, nous avons rejoint la Martinique le 19 novembre comme prévu. Et le 23 novembre , après quelques journées de dur labeur, nous avons le plaisir de remettre le bateau à l’eau et de retrouver le mouillage du Marin. Là nous poursuivons la remise en condition du bateau et de ses équipements . Dans l’ensemble tout s’est bien passé, hormis la panne d’un contacteur de démarrage d’un moteur ayant nécessité son remplacement et  une fuite sur le chauffe-eau. Cette fuite sur le serpentin interne à la cuve du chauffe-eau n’était pas réparable, et j’ai tout simplement débarqué cet élément de confort dont on peut se passer sous les tropiques.

Enfin, après un week-end réparateur à Sainte Anne, où nous avons retrouvé les « bateaux copains » Kalika et Tarpon, nous sommes fin prêts le 01 décembre pour accueillir les cousins Thérèse et Alain Vinet qui embarquent avec nous pour deux semaines.

Pour ne pas les cueillir à froid ( fatigue du voyage, décalage horaire et différence de température…), nous démarrons doucement par une visite du grand sud de l’île, de la plage des Salines, de Sainte Luce et de Sainte Anne.
Ensuite nous mettons le cap sur Saint Lucie. A Rodney Bay nous assistons à l’arrivée des premiers bateaux de l’ARC, course croisière anglaise transatlantique, qui amène chaque année près de 250 bateaux des Canaries à Sainte Lucie. On y trouve aussi bien des voiliers de 25 mètres menés par des équipages aguerris qui luttent pour la première place, que des croiseurs de 12 mètres dont les propriétaires sont sur un programme de tour de l’Atlantique et profitent des avantages de  cette organisation ( cela a un coût!).
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Nous visitons Castries, la capitale, et assistons à la fameuse fête « friday night »  du village de pêcheurs de Gros Ilet, où nous assisterons également à une messe interminable de deux heures en anglais!

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Nous poursuivons au sud et passons deux jours dans le parc marin, successivement au mouillage des Deux Pitons et de la Soufrière, à toucher les patates de corail où nous pouvons voir quelques belles espèces de poissons tropicaux. Nous visitons le magnifique parc de la plantation Jalousy (hôtel très étoilé), le cratère du volcan, le jardin botanique et nous nous baignons dans les eaux chaudes sulfureuses  au pied du volcan.

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Le village de la Soufrière est typique, dépaysement assuré et accueil très cordial, bien que la présence des touristes ait, là aussi, développé une certaine cupidité. Il faut dire que Sainte Lucie accueille régulièrement des paquebots qui déversent leurs cargaisons de croisiéristes pour quelques heures, il ne faut donc pas rater cette manne financière!

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Le lendemain nous faisons escale à Marigot Bay, où une marina bien agencée accueille une société de location  de voiliers et de nombreux bateaux qui y séjournent pour la saison cyclonique.

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De là nous rejoignons Rodney Bay où nous avons nos habitudes et retrouvons notre vendeur préféré de fruits et légumes, qui se déplace sur sa célèbre annexe arborant de multiples pavillons nationaux.

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Mais les jours passent vite, et, sous des conditions météo un peu musclées comme souvent dans les canaux qui séparent les îles (25 nœuds de vent et 2,50 mètres de houle), nous partons le 10 décembre pour les Anses d’Arlets, au sud ouest de la Martinique.  Une fois encore nous apprécions la  tranquillité de ce beau mouillage préservé, où  nous pouvons voir quelques coraux et poissons tropicaux et où de nombreuses tortues ont élu domicile, visiblement pas perturbées par les bateaux qu’elles approchent  à quelques mètres.

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Il reste peu de temps à Thérèse et Alain pour découvrir l’île, alors nous sélectionnons ce qui ne sera qu’un aperçu, mais les incitera peut-être à revenir.
Après l’extrémité sud ouest de l’île et une vue sur le célèbre rocher du Diamant, nous faisons une incursion sur la côte est. Les paysages sont très différents sur cette côte battue par les vents  et on devine la barrière de corail qui casse la houle venue de l’autre côté de l’Atlantique.  Les champs de canne à sucre se succèdent et nous visitons la plantation Clément, véritable jardin botanique, dont le domaine évoque si bien toute l’histoire de la canne à sucre et du rhum, mais également la vie de la Martinique et quelques moments historiques forts.
Sur la côte nord-ouest, nous visitons Saint Pierre, où demeurent encore quelques traces de la terrible éruption de la Montagne Pelée qui ravagea la ville en 1902. Nous rejoignons Morne Rouge, au plus près de cette montagne, dont nous n’apercevrons cependant pas le sommet, noyé dans les nuages. De là nous empruntons une belle route de montagne qui nous ramène sur Fort de France.
Mais déjà le séjour de nos hôtes touche à sa fin, et après une visite du centre ville de Fort de France, nous les accompagnons le 16 décembre à l’aéroport du Lamentin, inquiets du choc thermique qui les attend à Paris où l’hiver se fait sentir!

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Par evelyne
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 18:09

Il y a des jours où tout va de travers, même sous les Tropiques. Lorsque nous avons quitté l’anse d’Arlets le 25 mai, le vent soufflait du sud-est depuis plusieurs jours. La houle avait eu le temps de se former sur le sud de la Martinique, en particulier entre le rocher du Diamant et l’abri du Marin. Nous avons donc galéré pendant plus de trois heures, au moteur face au vent et à la houle, ralentis par un fort courant contraire de deux nœuds. Mais cela ne suffisait pas et nous avons dû nous reprendre à  cinq fois pour réussir à faire crocher l’ancre au mouillage du Marin. Nous avions rencontré les mêmes difficultés exactement au même endroit l’an dernier, notre ancre, une FOB de 24 kilos, n’appréciant sans doute pas la vase trop molle que l’on trouve dans un carré de 100 mètres de côté au sud-est du chenal. Dans ces moments - là on est heureux d’avoir un bon guindeau!!!

Nous avons apprécié de retrouver des bateaux-copains au mouillage et tout le confort offert par les supermarchés, les shipchandlers et les laveries. Mais l’eau de la baie du Marin n’incite guère à la baignade et la bougeotte nous reprend vite.

Aussi, le 29 mai, après un passage au ponton pour les pleins de carburant et d’eau, nous rejoignons le mouillage de Sainte Anne où nous goûtons au plaisir de nous baigner dans une eau limpide et profitons d’un magnifique coucher de soleil sur le rocher du Diamant. Le lendemain, un solide alizé de 18 nœuds, avec des rafales à 30 sous les grains, nous propulse à bonne vitesse jusqu’au mouillage de Rodney Bay, à Sainte Lucie. Une fois encore, et malgré ma persévérance à dérouler une ligne de traîne, nous sommes bredouilles. Alors, comme  nos copains ne sont pas plus chanceux dans ces zones de navigation, je me rassure en me disant que les conditions ne sont pas favorables pour y pêcher. Je n’en suis que plus admiratif vis-à-vis des pêcheurs locaux à qui nous achetons de la bonite ou du thazard dans toutes ces îles.

Nous retrouvons avec plaisir l’agitation colorée de Castries et poursuivons notre découverte de l’île,  explorant la côte Atlantique vers le sud. Cette côte est très différente de la partie ouest , dont les reliefs et la végétation nous avaient charmés, mais, battue par les vagues qui ont traversé l’Atlantique, elle offre des paysages violents et grandioses.
Nous passons également des moments très agréables au mouillage, rencontrant des équipages qui descendent vers Grenade ou le Vénézuela avant la saison cyclonique. Nous partirions volontiers avec eux vers le sud, mais, après avoir étudié diverses options, nous avons décidé de laisser le bateau au Marin, comme en 2008. 











Le 7 juin nous remettons cap au nord, et rejoignons le mouillage du Marin le lendemain, après une étape à Sainte Anne.  Nous avons le plaisir de retrouver Kalika et Tarpon, que nous n’avions pas revu depuis les Canaries en novembre 2007 (Luc et Martine étaient parmi les derniers que nous avions salués au départ de Las Palmas).
Les jours suivants se déroulent tranquillement, entre les bons moments avec les amis, le farniente et une grande toilette du bateau, rituel indispensable en préparation de sa sortie de l’eau. Nous retournons  profiter du mouillage de Sainte Anne du 12 au 15 juin, bien conscients que nous ne nous baignerons plus de sitôt (malgré la qualité de l’eau de mer en Bretagne !!!).





Le 18 juin nous nous présentons devant le chantier Carenantilles, et le chariot nous hisse délicatement hors  de l’eau et nous transporte jusqu’à notre emplacement. Là nous achevons la préparation du bateau: démontage et rangement de tout ce qui peut représenter une prise au vent, rinçage des moteurs, lessivage des coques, changement des anodes sur les hélices…. Les journées sont bien remplies, avec toujours l’appréhension d’oublier quelque chose. C’est avec soulagement que nous  chargeons les valises dans la voiture de location le 23 juin, mais nous ressentons un pincement au cœur lorsque nous nous retournons pour jeter un dernier coup d’œil au bateau.

Le voyage retour s’est bien passé, et nous avons retrouvé toute la famille en pleine forme, comme si nous l’avions quitté la veille. Nous allons bien en profiter au cours des prochains mois, notre vol vers la Martinique étant prévu le 19 novembre.
Par evelyne
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